Les Webtoons, ça cartonne !

14 août 2023
webtoons

Le Webtoon est à la Corée ce que le manga est au Japon. Cette BD d’un nouveau genre, construite pour être lue sur smartphone, a déferlé en France en 2019. Tom Sorrolodoni, étudiant à l’école de BD Liconograf à Strasbourg, nous dévoile les ficelles de ce phénomène séduisant plus de 180 millions de lecteurs mensuels dans le monde, rien que pour la plateforme leader, Naver Webtoon.

Deux millions d’utilisateurs actifs en France

En France, ils sont plus de deux millions à être accrocs aux Webtoons depuis 2020.

"Le webtoons ou webcomics est une alternative à la BD, précise Tom Sorrolodoni, étudiant de 23 ans et créateur du genre. Au lieu de travailler sur des planches à l’horizontale, tu construis une très longue planche dédiée au téléphone et donc accessible au plus grand nombre."

Le jeune illustrateur n’a découvert ce genre de BD lancé en 2004 en Corée qu’en 2020. "J’ai alors décidé de participer à un concours de Webtoon, la plateforme numéro 1. J’ai été sélectionné et obtenu un contrat de 40 épisodes. J’étais évidemment trop fier ! Depuis, j’ai rejoint l’école Liconograf pour travailler mon style."

Tom Sorrolodoni

Un format hybride

Un style frais, léger, en mode cartoon coloré, empreint d’humour et de belles aventures pour faire rêver. "J’aime beaucoup le webtoon, le format est bien adapté à la jeune génération, rappelle-t-il. Avec la dimension du téléphone et la BD verticale, cela offre une nouvelle façon de narrer une histoire, en jouant sur le format, c’est super intéressant !"

Pour Tom, le webtoon est une belle opportunité offerte aux jeunes illustrateurs de se lancer. "On peut s’essayer à un projet, même si finalement on n’a pas de contrat, cela offre une belle visibilité." Sa série, baptisée Midas, a séduit plus de 500 000 lecteurs. "Ce n’est rien comparé aux mastodontes du genre dont les vues se comptent en millions ! Mais c’est encourageant."

Plus de 1600 dessinateurs dans le monde se sont spécialisés dans ces BD à scroller, dont le succès ne cesse de grandir.

Barbara Romero

Journaliste